Chez Orea Capital, nous ancrons la qualité dans notre cadre d’investissement à travers deux approches complémentaires : une analyse qualitative des moats et un score quantitatif de qualité. Cette double approche nous permet de combiner une compréhension fondamentale approfondie avec une discipline fondée sur les données.
Les entreprises de qualité—celles qui présentent une forte rentabilité, des bénéfices prévisibles et une discipline dans l’allocation du capital—offrent, selon des décennies de recherche, une prime de qualité : une surperformance systématique par rapport aux sociétés de moindre qualité. Cette prime est toutefois cyclique et loin d’être garantie chaque année. Les actions de qualité peuvent sous-performer pendant les bulles spéculatives ou au début des marchés haussiers, mais à long terme elles tendent à générer des rendements plus réguliers et plus solides.
L’approche par les moats s’appuie sur des forces structurelles qui protègent une entreprise : brevets, marques, économies d’échelle, effets de réseau et culture d’entreprise. Des sociétés comme Microsoft, Hermès ou Visa conservent des rendements élevés parce que leur moat les protège de la concurrence.
Les défis consistent à éviter la simplification (tous les moats ne se valent pas), à reconnaître que certains peuvent s’éroder (Kodak, BlackBerry), et à équilibrer qualité et valorisation. Les actions de qualité sont devenues très populaires au cours de la dernière décennie, et certaines se négocient aujourd’hui à des valorisations élevées malgré leur moat. Pour l’investisseur de long terme, la patience et la discipline en matière de valorisation restent donc essentielles.
Tant la recherche académique que la pratique utilisent divers indicateurs pour mesurer la qualité. Quatre se distinguent :
La recherche confirme que les entreprises de qualité surperforment—mais uniquement tant que cette qualité est préservée. Les sociétés qui perdent en rentabilité deviennent souvent les moins performantes. Le suivi des niveaux (par ex. le ROIC actuel) et de leur évolution (momentum fondamental) est donc crucial.
La qualité des bénéfices se mesure via les accruals—l’écart entre les bénéfices comptables et les flux de trésorerie. Les études montrent que les entreprises avec de faibles accruals surperforment celles avec des accruals élevés d’environ 2 à 3 % par an, car les bénéfices adossés aux flux de trésorerie sont plus fiables.
La sécurité—bilan solide et liquidités abondantes—n’apporte pas de prime systématique en termes absolus, mais elle améliore les rendements ajustés du risque. Les sociétés sûres chutent moins pendant les récessions, ce qui rend la sécurité particulièrement précieuse lors des cycles baissiers ou des périodes de hausse des taux.
Fait surprenant : des investissements massifs détruisent souvent de la valeur. Cooper et al. (2008)ont montré que les entreprises américaines réduisant leurs actifs de –21 % par an généraient un rendement de +23,9 %, tandis que celles qui les augmentaient de +80 % par an n’enregistraient que +3,1 %. Ce schéma est observable dans le monde entier.
Les rachats d’actions constituent une sous-variante puissante : les entreprises qui rachètent au moins 5 % de leurs actions par an ont surperformé le marché dans 98 % de toutes les périodes glissantes de 10 ans (1987–2014) et ont généré un rendement annuel supérieur de +3,7 à +5,8 % par rapport aux sociétés aux programmes plus faibles. Rendre le capital aux actionnaires peut donc être plus efficace que d’investir dans des projets à faible rendement.
Nous utilisons un système de scoring pour générer des idées par secteur, classer les sociétés et suivre les positions, en complément de l’analyse fondamentale traditionnelle centrée sur les modèles économiques, la dynamique sectorielle et la valorisation.
Pour les positions cœur de long terme, un moat solide et des scores de qualité élevés sont indispensables. Ces positions constituent l’épine dorsale des portefeuilles avec des sociétés capables, selon nous, de créer de la valeur pendant des années. Pour les positions satellites(value, croissance, momentum, ETF), la qualité peut jouer un rôle moins dominant, mais l’exclusion des sociétés de plus faible qualité améliore toujours les résultats.
Notre score de qualité combine actuellement les statistiques de rentabilité (ROIC, ROE, GPA), la qualité des bénéfices (accruals, conversion en cash) et la discipline d’investissement (croissance des actifs, rachats d’actions). Les évolutions de ces niveaux sont suivies séparément dans la catégorie du momentum fondamental, aux côtés du momentum de prix et de bénéfices. La sécurité est mesurée via un cadre distinct centré sur la solvabilité et la liquidité.
Les prochaines publications Orea Insights traiteront des autres piliers—Momentum, Croissance, Valeur, Sécurité et Risque—et montreront comment ces facteurs complètent la Qualité pour construire des portefeuilles résilients.
Pour les lecteurs qui souhaitent la version complète—avec résultats de recherche, études de cas et présentation détaillée de la méthodologie d’Orea Capital pour intégrer la qualité dans les décisions d’investissement—l’article intégral est disponible via ce lien. (Temps de lecture estimé : 20 minutes).
Certaines personnes marquent votre vie et le monde de leur empreinte. Pierre Lassonde est de celles-ci, mentor d'Olivier et véritable légende de l'industrie aurifère.
Chez Orea Capital, nous ancrons la qualité dans notre cadre d’investissement à travers deux approches complémentaires : une analyse qualitative des moats et un score quantitatif de qualité. Cette double approche nous permet de combiner une compréhension fondamentale approfondie avec une discipline fondée sur les données.
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